Léo et Léa

Il y a quelques années, avant la parution de nombreux manuels de lecture syllabique comme Pilotis ou Taoki, la méthode de lecture Léo et Léa, éditée chez Belin, était ma base pour l’étude du code.

Sur mon précédent blog Ekla, j’avais partagé les exercices préparés à cette époque pour compléter le manuel. Je les remets en ligne pour les visiteurs qui m’en ont fait la demande récemment.

Ces exercices accompagnent le manuel de lecture Léo et Léa, chez Belin. Je les ai créés, en cherchant à simplifier les exercices du fichier, lorsque je suivais ce manuel avec ma classe et j’y ai inclus des bilans réguliers. Je me suis arrêtée à la leçon 38 car j’allais rarement plus loin dans le manuel, préférant me consacrer à la lecture compréhension en mai-juin.

Certaines années, alors que j’avais adopté un autre manuel de lecture, il m’est arrivé de les utiliser pour reprendre les sons de début d’année avec des élèves qui en avaient besoin au deuxième trimestre, et je les proposais en accompagnement des exercices en étude du code inspirés de la méthode Borel-Maisonny.

Une remarque concernant les consignes : jusqu’à la leçon 23, elles sont écrites en petits caractères car lues par l’adulte et expliquées oralement ; je n’ai pas choisi de les illustrer de pictogrammes car je pense que l’ajout de divers signes brouille visuellement les pistes. A partir de la leçon 24, elles sont écrites en plus gros caractères et repassées en gris pour être lues par les élèves, qui ont acquis suffisamment de sons pour les déchiffrer.

 

Je joins à cette série d’exercices la liste des dictées et copies, c’est-à-dire l’ensemble du travail que je préparais au quotidien dans le cahier du jour pour compléter les exercices sur fiches.

 

Je me souviens avoir été « un peu seule » lorsque j’ai choisi de suivre ce manuel il y a une douzaine d’années : « trop syllabique… », « pas assez de sens… », « ennuyeux… » étaient les critiques que j’entendais le plus souvent autour de la méthode Léo et Léa.

Je l’ai conservée 4 ans. Elle a des aspects certes un peu désuets et un vocabulaire parfois trop complexe ou peu usité de nos jours, mais c’est une base solide et cadrante pour les élèves, que je complétais toujours par des parcours littéraires, albums en lecture offerte jusqu’en décembre, puis lecture suivie d’un album par période à partir de la période 3, du manuel Que d’histoires ! chez Magnard, le plus souvent.

A présent, ce manuel de code est complété par un recueil de textes pour la compréhension ainsi que des petits livres d’histoires très accessibles pour les lecteurs débutants. Pour moi, Léo et Léa est et reste une méthode sûre et très structurante pour l’étude du code.

8 pensées sur “Léo et Léa

  • 25 juin 2017 à 23:41
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    Mes collègues utilisaient cette méthode avant de passer cette année à Taoki. Les mêmes critiques ont été émises (par eux et par la conseillère péda) mais ils en étaient satisfaits aussi parce que les enfants progressaient bien avec.

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    • 26 juin 2017 à 06:24
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      Oui, il faut l’utiliser comme un bon outil pour le code et compléter.

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  • 29 juillet 2017 à 14:46
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    Je l’ai aussi utilisé longtemps, associant les gestes boreil maisonny et de la phonologie. Cette méthode est excellent malgré les reproches de certains, s’ils l’avaient utilisée, ils n’auraient pas le même jugement. En 8 ans, 2 enfants seulement n’ont appris à vraiment lire (ils lisaient quand même des mots simples mais n’avaient pas acquis les sons complexes) Rien ne vaut les résultats des élèves pour apprécier une méthode, tout le reste, c’est du blabla . Comme toi je l’ai utilisé en sous-marin au début puis j’ai été débusquée et le CPC est venu observer mon travail tous les mois, pour se rendre à l’évidence des progrès des élèves. CQFD.
    des docs ici pour ceux que ça intéresse
    https://cpcel.eklablog.com/

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  • 1 août 2017 à 21:54
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    Merci beaucoup pour ces documents ! Peux-tu nous dire les polices que tu utilises, à l’écran, ça paraît étrange 😉

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    • 2 août 2017 à 09:00
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      Bonjour Anaïs, j’ai utilisé les polices Arial et CrayonL pour ces exercices. Il y avait un soucis, semble-t-il, mais je pense qu’il est à présent résolu !

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  • 22 août 2017 à 14:31
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    bonjour,
    je travaille moi aussi avec cette méthode depuis l’an dernier ayant un CP/CE1 et pas de méthode ( manuels ) disponibles à l’école.
    Je me sert de la dernière version et ai acheté personnellement les ouvrages.
    Seulement, je ne suis pas toujours satisfaite des cahiers d’exercices et tes fiches m’aident beaucoup ( MERCI !!).
    Mais je rencontre un autre problème : les leçons ont été modifiées pour certaines et les numéros de leçon ne correspondent pas toujours.
    Serait-il possible de me faire parvenir une trame modifiable afin de réajuster et compléter ?
    Merci d’avance

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  • 9 avril 2018 à 08:40
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    Et entre pilotis et Léo et Léa ? J’ai quelques livres de Léo et Léa ; mais c’est si vieux que je me dis qu’il doit exister mieux. Tu es passée à Pilotis pour changer. Peux tu me donner tes avis entre ces deux méthodes ?
    J’ai du mal à quitter Léo et Léa car, c’est le livre de l’école (4 CP) .

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    • 9 avril 2018 à 17:05
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      J’ai adopté Léo et Léa à sa parution, à l’époque je l’ai apprécié en tant qu’une des seules méthodes phonémiques qui existait avec la méthode Boscher qui datait des années 50 ! J’ai utilisé ce manuel pendant 4 ans, mais je n’appréciais pas le vocabulaire utilisé ni le contenu des textes, souvent difficiles à comprendre ou tirés par les cheveux. Le cahier d’exercices était aussi trop répétitif à mon goût. L’ensemble était peu motivant…
      Ensuite, j’ai adopté Lecture tout terrain chez Bordas, méthode syllabique que j’ai choisie pour son vocabulaire plus simple et les choix de textes patrimoniaux. Toutes ces années, à partir du mois de janvier, j’introduisais des albums à lire par les élèves. Au premier trimestre, je leur proposais des lectures offertes pour la compréhension.
      En 2013, quand Pilotis est paru, je l’ai adopté tout de suite :
      – le vocabulaire travaillé à partir des maisons de sons m’a beaucoup aidé quand j’ai eu des élèves allophones ;
      – les exercices de phonologie tout au long de l’année permettent aux enfants d’avoir un bon, voire un très bon niveau, en orthographe/encodage ;
      – Les mots à lire et les petits textes ne sont pas passionnants mais ils sont courts, souvent amusants, et écrits à partir d’un vocabulaire accessible ;
      – Pour le sens, la démarche du fichier de compréhension est excellente et les deux premiers albums lus en lecture offerte puis lecture tandem permettent d’entrer dans ce travail de compréhension en allégeant les tâches des lecteurs débutants.
      Voilà, pour résumer, Pilotis est une méthode clé en main qui motive beaucoup et permet à tous les élèves d’entrer dans l’apprentissage de la lecture avec plaisir. Je trouvais Léo et Léa plus austère et le côté compréhension est à créer ou compléter par l’enseignant.

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